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L’horizontalité de notre société de consommation 2.0

L’horizontalité digitale de la société de consommation

Les médias en parlent depuis longtemps: l’émergence du « tout numérique », l’ère des médias sociaux, « l’internet est partout ». Certes, aujourd’hui, ce média horizontal a prouvé qu’il était capable du meilleur comme du pire, qu’il s’agisse de permettre d’organiser le Printemps arabe ou de favoriser le développement de réseaux criminels. Il y a tellement à dire sur le monde digital, et cela a déjà fait couler beaucoup d’encre (virtuelle), mais aujourd’hui, nous allons nous attarder sur un point qui n’est pas assez soulevé à notre goût: l’impact du digital dans la société de consommation. Et comme le sujet est bien trop large pour mes petites mains en un seul billet, resserrons un peu le débat et penchons-nous sur la consommation « horizontale ».

Une société de consommation horizontale: kezako?

« Mais qu’est ce qu’il me raconte avec son histoire de média horizontal et consommation horizontale celui-là? » vous demandez-vous très certainement (ou pas, mais faites semblant, pour les besoins de l’article). Et c’est très normal, étant donné que la frontière entre un média horizontal et vertical peut s’avérer ténue et sujette aux interprétations, et qu’il n’y a pas encore de consensus généralisé sur une définition exacte du phénomène.

Cependant, l’idée de base est assez simple: représentez vous une ligne, ajoutez dessus des points représentant des personnes, ici des consommateurs, et considérez qu’une ordonnée imaginaire mesure un niveau hiérarchique dans le rapport observé, ici de consommation. Maintenant, si vous pensez à une ligne verticale, la personne (ou plutôt le groupe de personne) qui se trouve en haut de votre ligne ont un niveau hiérarchique supérieur aux personnes situées en dessous.

Vous êtes complètement perdus? Pas de panique, voilà un graphique moche réalisé par mes soins pour vous aider à visualiser ce que je vous raconte!

Graphique consommation horizontale ou verticale?

Oui, un graphique bi-dimensionnel sans abscisse… Stupide mais efficace non?

Si l’on regarde la ligne bleue par contre, pas de rapport hiérarchique… Tout le monde est au même niveau.

« Bon d’accord, ça c’est simple, et tu nous prend pour des imbéciles. En plus, tu n’explique pas du tout ton histoire de hiérarchie dans la consommation!! » t’entends-je bougonner devant ton écran, me gratifiant au passage d’e-injures pour t’avoir fait perdre ton temps! Mais il fallait bien poser les bases avant d’aller un peu plus loin: la suppression de la hiérarchie dans la consommation digitale.

La disparition de la hiérarchie dans la consommation digitale

A mesure que le web 2.0 s’implante dans tous les foyers, une mode de consommation semble sortir du lot, et étant donné qu’un bon exemple vaut un long discours, allons-y gaiement: leboncoin, ça vous dit quelque chose? De la vente de particulier à particulier? « Mais la vente d’occasion de particulier à particulier, ça n’est pas nouveau, ça se fait dans les journaux ou plus localement depuis très longtemps ». C’est vrai, mais un système aussi généralisé, popularisé par e-Bay (qui mettait moins en avant son côté « local »), ne pourrait exister sans le support logistique qu’est internet.

Moins évident, que dire de Blablacar et consorts? Là encore, vous allez me dire, « C’est vrai, mais cela reste un concept proche du marché de l’occasion: on va faire un trajet dans tous les cas, autant le faire avec d’autres personnes pour partager les frais ». Très bien, et si on parlait d’Hubert? Pardon, Uber! Un vrai réseau de particuliers, se comportant comme des professionnels, offrant des services professionnels, mais restant des particuliers. On n’est plus tributaire d’une société de taxis et des charges supplémentaires qu’ils imposent, on n’est plus tributaire de certains règlements: le conducteur du taxi et son usager sont sur un pied d’égalité.

« Certes, je vois où tu veux en venir, mais cela ne reste pour la majorité que des choses déjà existantes dans une moindre mesure, grâce aux petites annonces, aux tableaux d’affichage… L’internet ne permet que de simplifier cela, il ne s’agit pas vraiment d’une révolution. »

Ah oui? Et si l’on parlait alors du divertissement? La manière de consommer de l’ « entertainment » a plus qu’évoluée en une décennie, elle a été métamorphosée! En dehors des considérations éthiques sur la prépondérance de contenus disponibles violant les droits d’auteur, le digital a aussi vu apparaître une nouvelle relation vis à vis des contenus cultures: la littérature s’est vue étoffée de blogs, où auteurs débutants et cadors du genre se partagent une audience avide de pouvoir participer, de part leurs avis et commentaires; la musique a vu son système de production extrêmement vertical s’effondrer en partie au vu de l’engouement pour la découverte d’artistes sur internet, et la multiplication des contenus musicaux a engendré une véritable révolution musicale dans plusieurs genres; la télévision, le média vertical par excellence, cède du terrain face aux « youtubeurs », en passe de devenir la source d’audience la plus populaire des dernières générations…

Pour conclure ce tour d’horizon de l’horizontalité (pun intended)

Le changement de mentalité dans la façon même de consommer au quotidien est révélatrice d’une volonté du consommateur moyen de s’extirper du carcan traditionnel de la concentration hiérarchique dans le rapport de consommation.

Bien sûr, tout n’est pas rose dans le monde digital non plus, mais ça, ce sera pour une prochaine fois…

Si vous désirez avoir encore plus d’information sur cette horizontalité dans notre consommation digitale…

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admindigitalmarket

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